28/09/2008

BINCHE

PICT0036 LA CHAPELLE SAINT ANDRE De nos jours,

Actuellement dégagé de toute construction, cet édifice se présentait encore au XVIIIe siècle avec deux autres chapelles contiguës qui communiquaient avec elle. L'une était dédiée à Notre-Dame de pitié (cfr. "la "Pieta" de la collégiale); l'autre était placée sous le patronage de tous les saints. La première disparut en 1765, l'autre servit de sacristie et fut démolie à une époque indéterminée. Chronologie L'édifice se compose de deux parties. Un millésime en briques vernissées, illisible aujourd'hui, date de 1537. La construction la plus basse qui est entièrement de briques. Sur une pierre bleue, clef du plein cintre de la porte, on lit 1613. Après cette sorte d'atrium ou de narthex, vient la chapelle proprement dite. Sa base est faite de grès de Bray qui renforcent aussi les angles des murs. On peut estimer, avec E. Derbaix, que cette seconde partie serait d'une époque antérieure à 1537. Le style du cénotaphe de Gilles Bourgeois, de vers 1520 (?), confirmerait cette datation. La première partie de la chapelle Elle est couverte par une voûte en bardeaux, suivant un mode de construction habituel pour les édifices religieux de la région. Ses nervures saillantes reposent sur des blochets ou MODILLONS SCULPTES, reliés par des sablières décorées d'accolades. Le symbolisme de cette décoration saute aux yeux : quel qu'il soit -pape ou empereur-, l'homme est destiné à mourir. Il faut donc "penser" à la mort, terme nécessaire de l'existence. THEME DE LA DANSE MACABRE. La deuxième partie de la chapelle Elle est voûtée de la même manière que la première. Les consoles ou blochets sculptés d'où partent les nervures traduisent un état d'âme différent de celui du narthex. Au thème de la mort inéluctable succède ici celui de la rédemption suggéré par les prophètes et la Vierge.

15:49 Écrit par JP - CHARLY dans ENTITE DE BINCHE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : binche |  Facebook |  Imprimer | | |

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